Hydrologie Spatiale
Le modèle MGB (Modèle de Grands Bassins)
Le modèle MGB est un modèle hydrologique et hydrodynamique semi-distribué à base physique simulant la transformation pluie-débit à différentes échelles spatiales et temporelles. Libre et gratuit, adaptable et peu exigeant en ressources informatiques, il intègre aisément des données spatiales variées, tout en étant peu gourmand en données in-situ. Le modèle est alimenté par des données de précipitation issues de produit satellites, des variables météorologiques ou encore des prédictions météorologiques à court et long terme. Il permet de fournir des simulations précises de débit et de hauteur d’eau en tout point des bassins modélisés.
Pour plus de détails et pour accéder au modèle et à sa documentation complète, voir :
Modèle semi-distribué : Découpage du bassin versant en bassins élémentaires interconnectés permettant une meilleure représentation de l’hétérogénéité topographique spatiale.
Unités de réponse hydrologique (HRUs) : Chaque bassin élémentaire comprend jusqu’à 12 unités de réponse hydrologiques (HRUs), définis par la combinaison des types de sol et d’occupation du sol, selon une approche spatialisée prenant en compte la variabilité des pratiques agricoles, des réservoirs (naturels ou artificiels), et des propriétés pédologiques
Bilan hydrique : Le bilan hydrique est simulé pour chaque HRU, en intégrant l’interception, l’évapotranspiration (formule de Penman-Monteith), l’infiltration et le ruissellement de surface (modèle ARNO), la percolation (fonction du stockage), ainsi que l’écoulement souterrain.

Schéma de routage Muskingum-Cunge : Les flux générés sont répartis entre trois réservoirs linéaires (surface, sub-surface, souterrain), puis acheminés vers le réseau hydrographique à l’aide du schéma de routage Muskingum-Cunge, qui intègre les caractéristiques topographiques (largeur, longueur, pente) extraites du modèle numérique de terrain (MNT).
Données météorologiques : Les données météorologiques (pluie, température, etc.) sont interpolées au centre de chaque bassin élémentaire à partir de mesures in-situ ou satellitaires.
Et plus encore : Le modèle prend en compte la dynamique des affluents, les temps de concentration, et la capacité d’infiltration des sols. Aussi, un module spécifique permet de représenter les effets des zones périurbaines, où l’imperméabilisation intensifie les crues.


