Kribi & Dizangué, Cameroun – 17 au 28 novembre 2025
AfrHySpace 2025 – Une école d’été en hydrologie spatiale au Cameroun
Hydro Matters a participé à la première édition de l’école d’été AfrHySpace, organisée au Cameroun du 17 au 28 novembre 2025 autour du thème « Changements climatiques et tensions croissantes sur les ressources en eau en Afrique : la réponse de l’hydrologie spatiale ».
Cette initiative, portée notamment par le LEGOS/IRD et l’Université de Douala/ARIOCA, avait pour objectif de renforcer les compétences de jeunes chercheurs, doctorants et ingénieurs africains dans le domaine de l’hydrologie spatiale, en combinant observations de terrain, données satellitaires et modélisation hydrologique.
De la mesure de terrain à l’observation spatiale
Hydro Matters a été impliqué à plusieurs étapes de l’école, depuis son organisation jusqu’aux enseignements et travaux pratiques.
La première partie de la semaine a été consacrée à une campagne de terrain dans le bassin aval de la Sanaga, à Dizangué. Les participants ont été formés à différentes techniques de mesure et d’observation : jaugeages ADCP, mesures au flotteur, nivellement, bathymétrie, GNSS, échosondeur et drone.
Hydro Matters a notamment contribué à l’encadrement des travaux pratiques de courantologie, avec l’extraction et l’analyse des données, ainsi qu’au calcul des incertitudes. Ces observations de terrain constituent une étape essentielle pour confronter les mesures issues des satellites aux conditions réelles des cours d’eau.

Comprendre et exploiter les données satellitaires
La seconde partie de l’école était consacrée aux différentes composantes de l’hydrologie spatiale, avec un focus particulier sur l’altimétrie et la modélisation.
Hydro Matters a participé aux ateliers consacrés à l’altimétrie nadir, en présentant les principes de cette technique, les données altimétriques brutes et leur traitement avec ALTIS-NG. Les participants ont notamment réalisé des travaux pratiques permettant d’extraire des séries temporelles de hauteur d’eau à partir des données satellitaires.
Ces enseignements ont permis de faire le lien entre les observations satellitaires, les mesures in situ et les applications hydrologiques, notamment dans les bassins où les observations au sol restent limitées.


De l’observation à la modélisation hydrologique
Hydro Matters a également assuré plusieurs sessions autour de la modélisation hydrologique avec le modèle MGB.
Les participants ont été accompagnés dans les différentes étapes de mise en place d’un modèle hydrologique : pré-traitement des données, modélisation et calibration, avec des travaux pratiques permettant de passer de la théorie à la simulation hydrologique.
Cette approche a également permis d’aborder l’assimilation de données hydrologiques, en montrant comment les observations disponibles — qu’elles proviennent de mesures in situ ou de satellites — peuvent être intégrées aux modèles afin d’améliorer le suivi des débits et des niveaux d’eau.
Une formation construite autour de la complémentarité des observations
L’un des intérêts majeurs d’AfrHySpace était ainsi de mettre en évidence la complémentarité entre mesures de terrain, altimétrie satellitaire et modélisation hydrologique.
De la mesure directe du débit et de la bathymétrie sur le terrain jusqu’à l’exploitation des données satellitaires et leur intégration dans un modèle hydrologique, les participants ont pu parcourir les différentes étapes nécessaires pour développer des applications d’hydrologie spatiale adaptées aux problématiques africaines.
Hydro Matters est heureux d’avoir contribué à cette première édition, à la fois dans l’organisation de l’école, l’encadrement de la campagne de terrain et la formation, et de poursuivre ainsi son engagement dans le partage des connaissances et le développement de compétences en hydrologie spatiale en Afrique.




